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LEXIQUE

Calotype

Le calotype désigne d’abord un négatif en papier puis, par extension, l’épreuve positive obtenue par tirage à partir de celui-ci. Il s’agit du premier procédé fondé sur le développement chimique d’une image latente. Il a été breveté en 1841 en Angleterre par William Henry Fox Talbot et marquait un net progrès par rapport à ses premiers négatifs, dits « Dessins Photogéniques », qui étaient entièrement dus à la sensibilisation du papier par l'action de la lumière. Le développement chimique permettait en revanche de réduire le temps d’exposition et de tirer, à partir d'un négatif de nombreuses épreuves (à l'époque, des épreuves sur papier salé). Ce procédé négatif-positif constitue l'ancêtre direct de la photographie moderne. Pourtant, comme le temps d'exposition restait supérieur à ce des daguerréotypes, et que la précision de l’image était moins grande, les calotypes ne jouirent pas d’une forte popularité pour le portrait. En revanche, pendant les années 1840, ils connurent une certaine renommé dans des domaines comme la photographie architecturale ou panoramique. Ils ont en grande partie été remplacés par les négatifs au collodion sur verre au milieu des années 1850.

Daguerréotype

Les daguerréotypes sont des photographies nettes, brillantes, des images positives dont on ne peut pas tirer de copie, réalisées sur des plaques de cuivre argenté, puis placées sous verre et conservées dans des écrins destinés à les protéger. Présenté en 1839 par Louis-Jacques-Mandé Daguerre, le procédé du daguerréotype est le premier à avoir remporté un succès commercial. Il se caractérise par une très grande finesse de détail. Même s’il nécessitait au départ des poses de plusieurs minutes, des progrès rapides ont réduit ce laps de temps au grand soulagement des modèles.

Le daguerréotypes était surtout populaire pour le portrait dans les années1840-50. A ce procédé ont succédé les ambrotype et les ferrotypes, moins chers et plus faciles à regarder, ainsi que les techniques du négatif-positif que l'on trouve dans le collodion sur verre et les épreuves à l'albumine.

Ambrotype

Un ambrotype désigne une photographie sur verre d'une grande finesse de détail, qui n'existe qu'en un seul exemplaire. Les ambrotypes étaient montés dans des écrins semblables à ceux que l’on utilisait pour les daguerréotypes. On les obtenait par le procédé au collodion en les sous exposant volontairement, afin que la plaque négative apparaisse comme une image positive si on la plaçait sur un fond sombre. Le procédé des ambrotypes a été breveté aux Etats -Unis en 1854 par James Ambrose Cutting. Avec les ferrotypes qui leur sont apparentés, ils ont vite gagné Ia faveur des photographes et ont supplanté les daguerréotypes dont le prix de revient était plus élevé. De plus, contrairement à ces derniers, ils ont l’avantage de ne pas présenter de miroitement, ce qui en rend la vision plus facile et plus confortable. Pourtant, leur popularité n'a pas duré; bientôt se sont imposés le procédé des négatifs sur verre (dit procédé négatif-positif) ainsi que les épreuves à l’albumine.

Ferrotype

Un ferrotype désigne une photographie unique, sans miroitement, réalisée sur une mince plaque de fer enduite d'un vernis sombre. On l'utilisait essentiellement pour les portraits. Le ferrotype repose sur le même principe que l’ambrotype: un négatif au collodion sous-exposé apparaît comme une image positive si on le place sur un fond sombre. Moins chers et plus résistants que les ambrotypes, ou même que les daguerréotypes, les ferrotypes n’avaient pas besoin d’être protégés dans des écrins. On les plaçait le plus souvent dans des cadres ou dans des dossiers en papier pour les conserver. Les premiers ferrotypes sont apparus aux Etats-Unis en 1856 et sont restés populaires jusqu'au XXe siècle.

Epreuve albuminée

L'épreuve à l’albumine constitue le type le plus courant de photographie au XIXe siècle. C'est la première épreuve où l’image est couchée sur la surface du papier, et non pas glissée dans sa trame. Dans ce procédé, on enduit d’albumine (ou blanc d’œuf) une feuille de papier, ce qui lui donne une surface lisse et brillante. On sensibilise le papier albuminé avec une solution de nitrate d'argent, puis on le met en contact avec le négatif (en général un négatif au collodion sur verre). L’impression se fait par la seule action de la lumière, sans développement chimique, ce qui nécessite de longues expositions et entraîne des résultats susceptibles de pâlir avec le temps. Malgré ces problèmes, la capacité à reproduire des détails minutieux et la relative facilité à tirer plusieurs copies à partir d'un seul négatif ont accéléré la substitution de ce procédé négatif-positif au procédé direct de l'image positive, tel qu’il était utilisé pour le daguerréotype et l’ambrotype. Les épreuves à l’albumine, inventées par Louis—Désiré Blanquart-Evrard en 1859, ont remplacé les épreuves sur papier salé et ont été à leur tour remplacées par les épreuves gélatine-argentiques.

Epreuve sur papier salé

Les épreuves sur papier salé sont les premières épreuves photographiques sur papier. Elles se caractérisent souvent par l’absence de détails précis et leur surface mate. L’image est tramée dans les fibres du papier, et non pas couchée sur sa surface comme c'est le cas pour les épreuves à l'albumine et les épreuves gélatine-argentiques plus tardives. Les images sur papier salé étaient développées par contact avec les négatifs sur papier, l’image se formant grâce à la seule action de la lumière sur les sels métalliques, sans recours à des produits chimiques de développement. Ce procédé nécessitait de longues expositions avant l’obtention d’épreuves positives. C’est William Henry Fox Talbot qui le développa dans les années 1830. Les épreuves qu’il permettait d’obtenir ont dominé la photographie jusqu'au milieu des années 1850, date à laquelle elles ont été éclipsées par les épreuves à l’albumine davantage prisées du public.

Carte de visite

Une carte de visite désigne une photographie sur papier, montée sur du carton rigide, qui mesure environ 6 centimètres sur 10. Comme on peut aisément s’en douter, l'appellation provient des cartes de visite dont la taille était à peu près la même. En photographie, c'était le format le plus populaire pour les portraits au XIXe siècle. On échangeait souvent des cartes de visite entre amis et membres d'une famille et on les collectionnait dans des albums réservés à cet effet. Le format a gagné en popularité à la fin des années185. Lorsqu’on a trouvé une technique permettant de prendre plusieurs négatifs sur une même plaque de verre, et donc de réduire d’autant le prix de revient de la photographie de portrait. Très prisées du public jusqu’à la fin des années 1860, les cartes de visite ont peu à peu été éclipsées par les cartes de cabinet de format supérieur.

Cyanotype

Le cyanotype désigne une épreuve photographique qui se distingue par sa couleur bleu vif. Contrairement aux épreuves à l’albumine ou aux épreuves gélatine-argentiques, les images réalisées par ce procédé pénètrent dans les fibres du papier et ne sont pas appliquées en surface. Mais , comme les épreuves à l'albumine et les épreuves sur papier salé, l’image Â

est créée par l'action de la seule lumière sur le papier sensibilisé, sans développement chimique. Le procédé comprend l'immersion d’une feuille de papier dans une solution de sels ferreux, puis la mise en contact de ce papier avec le négatif. La partie du papier exposé à la lumière bleuit, tandis que les zones sous-exposées restent blanches. L'image est fixée par un

bain de blanchiment, au cours duquel les produits chimiques non exposés se dissolvent tandis que la couleur bleue s'intensifie. Ce procédé a été inventé par Sir John Herschel en 1842.

Carte de cabinet

Une carte de cabinet est une photographie montée sur du carton épais. D’un format très courant au XIXe siècle (environ 16,5 centimètres sur 11), elle représente en général un portrait pris en studio. Pendant le dernier quart du XIXe siècle, on collectionnait les cartes de cabinet représentant des personnalités célèbres, sujet en vogue. Ce format a été introduit en 1866 mais il a bientôt été éclipsé, aux yeux du public, par le format plus petit de la carte de visite. Les cartes de cabinet ont perdu beaucoup de leur popularité après 1900 et elles ont en grande partie disparu pendant la Première Guerre mondiale.

Epreuve au charbon

Il s’agit d’une épreuve pigmentée qui repose sur l'utilisation d’un colloïde bichromaté auquel on ajoutait un pigment (en général du charbon noir pulvérisé) pour la formation de l'image sur l’épreuve. Les épreuves au charbon se caractérisent par leur résistance et la richesse de leurs teintes sombres et brillantes. Elles s’obtiennent sur une feuille de papier enduite de gélatine bichromatée et de charbon pulvérisé. L'exposition se fait par le contact de cette feuille avec le négatif. La gélatine durcit en fonction de Ia quantité de lumière reçue. Après exposition à la chambre noire, la feuille de papier est couchée sur une autre feuille recouverte d'une couche de gélatine insoluble. On les immerge toutes les deux dans un bain de blanchiment: la première se libère, la gélatine qui n’a pas durci disparaît. tandis que l'image au charbon se transfère à la seconde feuille où elle apparaît en relief. Le brevet de ce procédé a été déposé en France par Alphonse Louis Poitevin en 1855 et sa cote de popularité a atteint son apogée entre 1870 et 1910.

Epreuve à la gomme bichromatée

Une épreuve à la gomme bichromatée est une épreuve pigmentée qui se caractérise souvent par le contraste des teintes et l'absence de détails minutieux. Le procédé repose sur le principe des colloïdes bichromatés qui durcissent sous l’influence de la lumière. Il nécessite une feuille de papier enduite de gomme arabique sensibilisée et pigmentée, puis mise en contact avec le négatif. C'est alors que la gomme durcit en fonction de la quantité de lumière reçue. Après exposition à la chambre noire, le papier est plongé dans l’eau: la gomme qui n'a pas durci se dissout et le papier conserve l'image positive. Cette technique a été inventée dans les années 1850 mais on l'a en grande partie oubliée jusque dans les années 1890, où de nombreux photographes Pictorialistes l'ont reprise pour mieux maîtriser le résultat final en retouchant la surface de l'image au pinceau. Comme d’autres épreuves pigmentées, les épreuves à la gomme bichromatée n’ont pas de métal sensible à la lumière qui pourrait causer la détérioration de l’image: elles se caractérisent ainsi par leur résistance et leur stabilité.

Epreuve Gélatino-Argentique (Tirage Argentique)

Une épreuve gélatine-argentique est produite sur une feuille de papier recouverte d'une émulsion de gélatine contenant des sels d'argent sensibles à la lumière. Comme les épreuves à l’albumine, les épreuves Gélatino-Argentiques sont mises en contact avec la surface du papier et non pas introduites dans sa trame. Mais contrairement à celles-ci, leur tirage se fait par

impression plutôt que par développement: le papier enregistre une image latente qui ne devient visible qu'une fois développée dans un bain chimique. Ce procédé permet de réduire le temps d’exposition et d’améliorer la résistance des couleurs. Développé à la fin du XIXe siècle, il a dominé le tirage des photographies en noir et blanc au XXe siècle. 

Photogramme

Réalisé grâce aux techniques photographiques les plus rudimentaires, un photogramme ne nécessite ni appareil ni objectif. On le produit en plaçant un objet en contact avec la surface d’un papier ou d'une pellicule sensibilisée, puis en exposant l’ensemble à la lumière. Après avoir été traitée, l'image révèle la trace photographique de la forme de l'objet, dans des

teintes sombres aux endroits exposés à la lumière et dans des teintes claires aux endroits non exposés. Des photogrammes ont été réalisés tant aux débuts de la photographie, par des praticiens comme Anna Atkins et William Henry Fox Talbot, qu’en pleine période moderniste, par des artistes comme Man Ray et Laszlo Moholy-Nagy. Au fil du temps, ils se sont affirmés

comme une méthode de découverte et de transformation.


Surimpression


Une surimpression (superimposition en anglais) est un trucage utilisé dans les films de cinéma et de télévision et en photographie, au cours duquel une prise de vues seconde est superposée photographiquement à une prise de vues initiale. Les deux prises de vues figurent sur le même fragment du film négatif, et sont vues l’une à travers l’autre, à différents niveaux de luminosité en fonction de l’effet recherché.
La surimpression existe aussi dans un autre truquage qui mélange les premières images d’un plan second aux dernières images du plan précédent : le fondu enchaîné.